Le style du pavillon est celui du style architectural officiel du IIIᵉ Reich, un classicisme réductionniste assez dure et ascétique. Le pavillon était conçu pour la confrontation avec celui de l’URSS. Cette confrontation se fait dans l’opposition de style architectural. D’un côté, le pavillon soviétique est fait de blocs rigide et classique, assemblé entre eux pour ne former qu’un seul élan à l’assaut du pavillon nazi. Ce dernier semble être fait d’un unique bloc, raide et net, comme calme, stoïque et solide comme une forteresse faisant face à l’assaut soviétique.
Hitler a choisi l’emblème impérialiste et guerrier de l’aigle, un énorme rapace surmonte l’édifice renfermant les stands allemands. Il est conçu pour représenter une défense massive contre les assauts du communisme. L’aspect martial du pavillon allemand, conçu par Albert Speer, ainsi que les sculptures monumentales de son cher ami Joseph Thorak qui y sont exposées, manifestent l’idéologie de l’art nazi. L’art officiel se présente, en architecture et en sculpture, dans un style classique monumental, censé symboliser la revendication du pouvoir et l’emphase du système totalitaire. Le Pavillon nazi, regorgeant de produits de l’industrie allemande, exhibe des compositions sur le thème des usines et de travaux agricoles ou ouvriers. On y voit des trains, des voies ferrées, des autoroutes en construction. Sur le tout, domine la figure du « travailleur allemand irréprochable et indestructible ; sur sa ténacité et sa dévotion à la patrie reposent les attentes de grandeur et de prospérité du Reich ».